La vie, c'est pas des corn flakes

ASSUME NOTHING, QUESTION EVERYTHING

Name: Fluctu'Act
Location: Amsterdam, Netherlands

It's not the critic who counts;not the person who points out where the strong man stumbled or where the doer of deeds could have done better. The credit belongs to the man who is actually in the arena; who errs and comes short again and again; who knows the great enthusiasms; who at best, knows the triumph of high achievement; and who, at the worst, if he fails, at least fails while daring greatly, so that his place shall never be with those cold and timid souls,who know neither victory nor defeat.

Thursday, December 16, 2004

Individualiste primaire

Les jolies colonies de vacances
Merci maman merci papa
Tous les ans je voudrais que ça recommence
Youkaïdi aïdi aïda

Vous vous rappelez tous cette chanson de Pierre Perret, puisque vous êtes en train de la fredonner. Mon cher Pierre, avais-tu sniffé du Petrol Hann le jour où tu as écrit cette chanson?
Mon ami Pierrot, prête-moi ta plume pour écrire un mot.

Un de mes amis, "exilé" à Belfast depuis quelques mois au milieu des catholiques et des protestants (évite de sortir le jour de la St Barthélémy, on ne sait jamais), un de mes amis, disais-je donc avant d’être une fois de plus interrompu par moi-même malgré mes nombreuses remarques réitérées, m’a un jour demandé si ma réticence à intégrer un groupe, quelqu’il soit, me venait de mes séjours en colonies de vacances. Je crois lui avoir répondu non, que ce n’était pas le "Big Bang" de ma misanthropie mais plutôt le tas de fumier sur laquelle elle est éclose.

En colonie de vancances, tout le monde fait la même chose en même temps: même heure de lever, même heure de petit déjeuner, mêmes activités, même heure de déjeuner etc etc… Je reviens sur l’heure de lever: vous trouvez que ce sont des vacances quand on est réveillé à 7h30 du mat’? Ça va pas, non?
C’est pas l’armée, que je sache…quoique…à part l’uniforme et le salut au drapeau…on chante aussi des conneries en marchant comme les militaires ou les scouts.
J’ai un souvenir assez marquant, qui doit remonter à une douzaine d’années. C’était par un chaud après-midi d’été. Ce jour-là, les moniteurs (familèrement appelés "monos"…comme si on allait les confondre avec la stéréo…enfin, passons) n’avaient rien trouvé de plus intelligent (enfin façon de parler) que d’organiser un tournoi…de football!!! Dieu m’emtraîne, si possible pas au parc des Princes, ça me ferait gerber! Je demande alors à un moniteur: "T’as prévu quoi, comme autre activité?" Il me répond:"Bah, rien!", comme si la possiblité qu’on puisse ne pas aimer le foot lui semble encore plus inconcevable que Cauet présentant une émission littéraire (c’est dire…). YOUKI! Quelle joie, Youkaïdi Youkaïda! Ah Dieu me shoote,si possible pas dans la gueule ça me décoiffe, toute une après-midi à regarder une bande d’imbéciles joviaux et autres sous-doués congénitaux courir après la baballe, avec encore moins de grâce que des bâtards en rut de corniauds branlés (oui je sais…c’est suffisamment bas pour que les grossiers trouvent ça vulgaire)

Je sais pas vous, mais moi je déteste qu’on me force à faire quelque chose que je n’aime pas. A fortiori en groupe. J’ai l’impression que dans un groupe, l’intelligence des individus le composant est inversement proportionnelle à la taille du groupe. Comme disait Brassens, "à plus de quatre, on est une bande de cons", et Desproges ajouta:"A fortiori, moins de deux c’est l’idéal".
Et puis, réfléchissez un peu (si c’est pas trop vous demander): quel est l’intéret de travailler en groupe, si ce n’est l’espoir d’en tirer un bénéfice individuel, donc dans un but purement égoïste?
Et puis d’abord, c’est quoi "l’esprit de groupe"? Ça veut dire quoi? Qu’il n’y a qu’un esprit pour tout le groupe?
Et puis, qui nous dit que plusieurs cerveux sont plus efficaces qu’un seul? Prenez, par exemple, cinq cerveux de Bataille&Fontaine (ou de Débiliou Bush). Même à cinq, ils sont moins efficaces que le cerveau de Fucius (qui avait oublié d’être con)

Tuesday, December 14, 2004

Revoilà le pub

Je sais que le post sur le pub vous a laissé sur votre soif. Je m’en vais donc vous relater quelque anecdote et vous présenter quelques personnages dudit pub.

Mais auparavant, je voudrais rendre hommage à deux personnes: Liu Fang, qui inventa le thé au jasmin, et Pythagore qui inventa le thé au rhum. Et oui, il est célèbre le thé au rhum de Pythagore.

Cette formalité laudative accomplie, reprenons, si vous le voulez bien, le cours de nos programmes (et même si vous ne le voulez pas, après tout c’est MON blog merde quoi. Si ça ne vous plaît pas, vous pouvez toujours éteindre votre ordinateur pour vous brancher sur France Culture afin d’écouter une passionnante émission présentée par Jean-Edern Saint-Bris sur l’influence de la poésie post-cathare sur le cinéma égypto-indien de l’après-guerre).

Que disais-je donc avant d’être assez grossièrement, je dois le dire, interrompu par moi-même?

Ah oui, le pub et ses personnages pittoresques.

Georges, le pilier de pub de service, soudé à son tabouret de bar comme un débouche-évier sur un sanitaire et bloqué dans son monde à lui comme le marron dans le cul d’une dinde (l’animal, imbécile).
Sarah, la serveuse, avec ses long cheveux bruns, tombant en douce cascade sur ses épaules, et un regard à faire mollir tous vos membres (tout du moins la plupart de vos membres…parce que si mon caleçon était en bronze, on entendrait sonner le tocsin...je sais c’est d’un goût…enfin passons).
Dougie, le patron, avec son faux air de Cauet (qui sent le prout même qund il ne pête pas…Cauet, pas Dougie…suivez un peu, nom d’un bichon frisé psychotique), accueillant, chaleureux et déconneur.

Et là, soudain (je le précise à l’attention des nuls et des non-entravants, ce n’est qu’une licence poétique;il n’y a rien de soudain dans ce que je vais dire, puisqu’annoncé dès le début), une anecdote se rappelle z'à mon bon souvenir.

C’était il y a quelques semaines. Un dimanche soir. Il devait être 22 ou 23h. Certains clients étaient déjà passablement…fatigués dirais-je. Parmi eux, une cliente, beurrée comme un petit Lu. Un boudin, une morue, un varan (rayez les mentions inutiles et à mon avis il n’y en a aucune). Disons qu’on avait la nette impression qu’elle s’était faite refaire la gueule par Mr Bricolage (ou par un marteau-piqueur), maquiller par Ripolin (ou Dulux Valentine j’ai pas bien reconnu le style) et couper les cheveux par une tronçonneuse Husqvarna. Bref, cette Coco Chamelle s’approche du Juke-Box, y introduit quelques pièces et demande aux clients s’ils souhaitent écouter un titre en particulier. Lorsqu’elle se tourne vers moi et me demande mon choix, avec une voix à faire pâlir de honte une porte qui grince, je lui réponds "Iggy Pop, The passenger" (Album "Lust for Life" 1977 pour ceux que ça intéresse). Et là, je peux lire dans son regard de pintade abrutie de maïs aux hormones un vide abyssal culturel: "C’est qui ça?" me demande t-elle. Je retiens le commentaire qui me passe alors par la tête et me tais, la laissant patauger dans sa nullité dégoulinante de connerie. Elle optempère néanmoins et ajoute: "le prochain titre, c’est moi qui le choisit!" avec un rire digne des plus belles crécelles. Choix du jambonneau: Justin Timberlake. Faut vraiment être con ou footballeur pour aimer Justin Timberlake. Un des clients assis à côté se penche vers moi et me dit: " Y’a vraiment qu’une conne dans son genre pour choisir cette merde!"

You said it, bouffi!

Friday, December 10, 2004

Fils de pub

Je viens de m'apercevoir que je ne vous ai pas encore parlé du pub. Attention, qu'on se comprenne (euh c'est la base de la communication entre êtres doués d'intelligence, ce qui exclut d'emblée les lecteurs de Voici, les téléspectateurs de TF1 et les animateurs TV): je ne parle pas du pub comme on le connait en France, c'est à dire un bar un peu différent des autres, limite exotique. Non. Pas du tout. Loin de moi cette idée.
Le pub, bande de zéros flappis, est en Ecosse une institution. Dans le plus petit village, même dans le trou du cul de ce pays, vous avez plus de chances de trouver un pub que de trouver un neurone en état de fonctionner dans le cerveau de Cauet.
Dans un pub, bande de mal-appris, on ne s'affale pas sur une banquette en commandant "garçon, un demi!". Certainement pas, non d'un scottish terrier! On va commander ET payer sa consommation au bar. Après seulement vous pouvez, si vous le voulez, aller vous affaler sur la banquette sus-décrite.

Mais le mieux, c'est de vous asseoir sur un tabouret au bar. Et là, il vous sera impossible de rester en tête à tête plus de cinq minutes avec votre bière. Quelqu'un viendra vous parler et/ou vous intégrera à sa discussion. Si en plus vous leur dites que vous êtes français, alors là les enfants, vous devrez faire face à une avalanche de verres offerts. Bon ça a l'air sympa en théorie, mais quand vous en êtes au 9e verre offert... vous commencez à fatiguer et votre estomac vous avertit que la place disponible est épuisée.

Dans un pub, tout le monde est mélangé: compagnons, ouvriers et paysans (c'est l'alaaarme...hem...sorry), cadres, profs(...) etc etc etc. Ce qui signifie que même les gueux ont leur place. Il faut les voir, sortant leur morue au moins une fois par mois histoire de l'aérer un peu. Quand tu vois la gueule de la morue, tu te dis qu'une fois par mois c'est largement suffisant. Je sais c'est super méchant...pour les morues. Que le syndicat des poissons me pardonne.

Tuesday, December 07, 2004

Collines (qui a dit Powell?)

Pagnol n’avait pas son pareil pour parler des collines provençales de son enfance. Je me demandais comment on pouvait s’extasier, comme il le faisait, sur des collines. Je ne me pose plus la question.

Les Ochills, au nord de Stirling. Des collines vierges (ou presque) de toute présence humaine. On se surprend à s’imaginer, là, au milieu de nulle part, fuyant l’asphyxie et l’agitation des villes. S’installant dans une petite maison de pierre, entouré par le silence enveloppant les collines d’un cocon protecteur. Loin des lumières artificielles de la "civilisation". Baigné d’une lumière de fin de journée, comme si le soleil lui-même recouvrait ces paysages sublimes d’un drap rouge-orangé, comme pour mieux mous souhaiter bonne nuit.

Et même si j’avais le talent de Pagnol, je resterais en dessous de la réalité, dans un perpétuel euphémisme descriptif. Car ce genre de paysage ne se décrit pas. Il se vit.

Friday, December 03, 2004

Noël, ça craint du boudin!

Depuis quelques jours, je suis chargé d’apprendre des chants de Noël en français à mes élèves de primaire. J’ai pas mérité une telle punition.

Bon vous l’avez compris (enfin j’espère, sinon c’est inquiétant) je déteste Noël !!!!!!
Quelle période est plus à vomir? Et je ne parle pas de la gueule de bois d’après-réveillon. Posez-vous la question: quel est l’intéret de Noël? Baffrer et boire plus que d’habitude? Pas besoin de Noël pour ça!
Se retrouver en famille? Bande d’hypocrites! Combien de fois vous avez pensé au cours de l’année: "Et merde! Encore un repas de famille! J’ai pas envie de les voir!" Honnêtement?
Le plaisir d’offrir des cadeaux? Bande d’hypocrites (bis)! C’est surtout le plaisir de les recevoir!
Ce qui me fait rire, c’est cette "trêve de Noël". Pourquoi pourrait-on se massacrer (ou s’engueuler pour les non-militaires et autres non-extrémistes hystériques) toute l’année SAUF le jour de Noël? Quoique…si le repas de famille du réveillon ne se finit pas en engueulade, c’est pas un vrai repas de réveillon.

Et puis d’abord, pourquoi Noël le 25 décembre? Les cons, les mal-comprenants et autres animateurs TV vont me répondre "Ben ça a toujours été le cas!" Ben non, bande de papistes sous-doués! Noël s’est promené dans tout le calendrier: mars, juillet, octobre, novembre, janvier… jusqu’à que Libère, pape de son état, ne décide de fixer une bonne fois pour toutes Noël au 25 décembre en l’an 354 (c’est pas récent je sais) en prétextant des calculs scientifiques pour justifier ce choix. Des calculs scientifiques? Pour une religion? Gag!

Bref, Noël, ça craint du boudin!

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