Chronicles of Narnia
Hier soir, j'ai accompagné certaines de mes colocataires du 6e étage au cinéma pour aller voir "Chronicles of Narnia". Je n'avais pas lu le livre (ou plutôt la série de sept livres) de CS Lewis. J'avais juste lu quelques critiques du films, mais qui ne sont après tout que l'opinion d'une seule personne (comme ce qui va suivre d'ailleurs). J'y suis donc allé plein de bonne volonté. J'aurais simplement dû y aller avec un sac à vomi. Attention, tout n'est pas à vomir dans ce film: ce film est brillamment joué, avec une mention toute particulière pour les enfants (qui pourrait facilement donner quelques leçons à Daniel Radcliffe and co). Ce qui dérange ma digestion (et donc pourrait m'amener à revoir la nourriture ingérée pendant les repas précédents), c'est l'idéologie chrétienne derrière ce film: entre la trahison d'un des gamins (non pas pour trente pièces d'argent comme Judas mais des patisseries turques), le fait qu'ils soient appelés "fils d'Adam" et "fille d'Eve", le sacrifice du lion (non pas crucifié mais poignardé) et sa résurrection, sans oublié l'apparition du Père Noël, le tout pétri de bons sentiments et de valeurs familiales, je ne savais plus où donner de la gerbe.
On respire un bon coup, c'est pas fini. Pour la promo, Disney a fait appel aux services d'Outreach, une maison d'éditions religieuse, pour faire passer le message chrétien derrière le film, dans les églises britanniques. La radio chrétienne Premier a appelé les églises à tenir des services religieux sur le thème "l'évangile selon Narnia". Voila pour le Royaume-Uni.
Passons maintenant aux USA. La "Mission America Coalition" invite les leaders des églises à "considérer la fantatisque opportunité que constitue la sortie du film". Walden Media, co-producteur du film, propose une étude de 17 semaines une étude de la Bible dans Narnia. Sans surprise, le propriétaire de Walden Media est un important donateur du Parti Republicain et de la promotion du livre par le gouverneur de Floride (le frère du neuneu). Sympathique mélange des genres: politique, religion et promotion du film. Heureusement le groupe "Americans United for Separation of Church and State" a protesté, affirmant (avec justesse) qu'un soutien gouvernemental du message religieux du livre constitue une violation du premier amendement.
On respire un bon coup, c'est pas fini. Pour la promo, Disney a fait appel aux services d'Outreach, une maison d'éditions religieuse, pour faire passer le message chrétien derrière le film, dans les églises britanniques. La radio chrétienne Premier a appelé les églises à tenir des services religieux sur le thème "l'évangile selon Narnia". Voila pour le Royaume-Uni.
Passons maintenant aux USA. La "Mission America Coalition" invite les leaders des églises à "considérer la fantatisque opportunité que constitue la sortie du film". Walden Media, co-producteur du film, propose une étude de 17 semaines une étude de la Bible dans Narnia. Sans surprise, le propriétaire de Walden Media est un important donateur du Parti Republicain et de la promotion du livre par le gouverneur de Floride (le frère du neuneu). Sympathique mélange des genres: politique, religion et promotion du film. Heureusement le groupe "Americans United for Separation of Church and State" a protesté, affirmant (avec justesse) qu'un soutien gouvernemental du message religieux du livre constitue une violation du premier amendement.