Gabba gabba hey !!!
On ne choisit pas la musique, c'est la musique qui vous choisit. Parmi la multitude de CDs ou de titres que vous écoutez, certains vous laisseront totalement de marbre. Mais un jour, un CD ou un titre va entrer dans votre tête pour ne plus en sortir, jouant en boucle de manière obsessive. Pourtant, vous n'avez pas CHOISI de laisser le titre s'installer dans votre tête. Ce n'est pas une situation volontaire, mais subie. CQFD.
Parfois, cela va plus loin: "Comment j'ai fait pour vivre sans?", jusqu'à devenir une bouée de sauvetage. Se raccrocher à la musique pour ne pas couler. C'est ce que représente un disque des Ramones pour moi.
On m'a offert mes premiers CDs Ramones pour mes 16 ans. Je venais enfin de sortir des ces 4 putains d'années de collège de merde, véritable Highway to Hell. Je me croyais enfin débarasser des cons et surtout des bullies. En ce qui concerne ces derniers, c'était le cas. Par contre, pour les cons...
Bref, disais-je donc avant d'être interrompu par la seule personne dont je puisse tolérer pareil camouflet, c'est à dire moi-même, j'ai donc reçu mes trois premiers albums Ramones pour mes 16 ans: Ramones, Leave Home et Rocket to Russia. Le choc total.
D'un point de vue musical d'abord: la voix de Joey, la guitare de Johnny, la basse de Dee Dee, la batterie de Tommy. Cocktail explosé à la gueule d'ELP, Yes, Genesis et autres groupes de "rock" trouvant "cool" de jouer des morceaux de sept minutes (au hasard The Who avec Who are you? ou bien encore Led Zep' avec Stairway to Heaven) avec solos proportionnels à la taille de leur ego. Avec les Ramones, les chansons se rapprochent du standard en vigueur au début des sixties: 2mn10.
Du point de vue des paroles ensuite. Au collège, j'avais toujours été un outsider (hence the bullies). Même chose au lycée. Still an outsider, minus the bullies. Better than nothing. Arrivent les Ramones. "Gabba gabba hey/We accept you/One of us". Comme le dit si bien Georges Tabb, fan puis roadie: "They gave a lot of people asense of identity. They helped a lot of us kids identify with something and kept us alive. They sang the suicidal lyrics for us so we didn't have to really go and off ourselves. Songs like "Here today, Gone tomorrow", you heard the real pain and lived vicariously through that." Rien à rajouter, tout est dit. J'aurais préférer avoir ces albums (notamment Leave Home et le titre "Now I wanna be a good boy") deux-trois ans plus tôt. Cela m'aurait certainement éviter de faire certaines conneries. Enfin, mieux vaut tard que jamais.
Si vous ne deviez vous acheter qu'un seul album (personne n'est parfait), It's Alive est celui qu'il vous faut. Enregistré à Londres en 1977, da bruddas en live: fast, agressive, straight to the point. Indispensable.
Je sais, ce post était plutôt sérieux. Y'a des jours comme ça...
PS: Désormais, en tête de chaque post, vous pourrz voir le titre de l'album en écoute durant la rédaction du post.
Parfois, cela va plus loin: "Comment j'ai fait pour vivre sans?", jusqu'à devenir une bouée de sauvetage. Se raccrocher à la musique pour ne pas couler. C'est ce que représente un disque des Ramones pour moi.
On m'a offert mes premiers CDs Ramones pour mes 16 ans. Je venais enfin de sortir des ces 4 putains d'années de collège de merde, véritable Highway to Hell. Je me croyais enfin débarasser des cons et surtout des bullies. En ce qui concerne ces derniers, c'était le cas. Par contre, pour les cons...
Bref, disais-je donc avant d'être interrompu par la seule personne dont je puisse tolérer pareil camouflet, c'est à dire moi-même, j'ai donc reçu mes trois premiers albums Ramones pour mes 16 ans: Ramones, Leave Home et Rocket to Russia. Le choc total.
D'un point de vue musical d'abord: la voix de Joey, la guitare de Johnny, la basse de Dee Dee, la batterie de Tommy. Cocktail explosé à la gueule d'ELP, Yes, Genesis et autres groupes de "rock" trouvant "cool" de jouer des morceaux de sept minutes (au hasard The Who avec Who are you? ou bien encore Led Zep' avec Stairway to Heaven) avec solos proportionnels à la taille de leur ego. Avec les Ramones, les chansons se rapprochent du standard en vigueur au début des sixties: 2mn10.
Du point de vue des paroles ensuite. Au collège, j'avais toujours été un outsider (hence the bullies). Même chose au lycée. Still an outsider, minus the bullies. Better than nothing. Arrivent les Ramones. "Gabba gabba hey/We accept you/One of us". Comme le dit si bien Georges Tabb, fan puis roadie: "They gave a lot of people asense of identity. They helped a lot of us kids identify with something and kept us alive. They sang the suicidal lyrics for us so we didn't have to really go and off ourselves. Songs like "Here today, Gone tomorrow", you heard the real pain and lived vicariously through that." Rien à rajouter, tout est dit. J'aurais préférer avoir ces albums (notamment Leave Home et le titre "Now I wanna be a good boy") deux-trois ans plus tôt. Cela m'aurait certainement éviter de faire certaines conneries. Enfin, mieux vaut tard que jamais.
Si vous ne deviez vous acheter qu'un seul album (personne n'est parfait), It's Alive est celui qu'il vous faut. Enregistré à Londres en 1977, da bruddas en live: fast, agressive, straight to the point. Indispensable.
Je sais, ce post était plutôt sérieux. Y'a des jours comme ça...
PS: Désormais, en tête de chaque post, vous pourrz voir le titre de l'album en écoute durant la rédaction du post.