La vie, c'est pas des corn flakes

ASSUME NOTHING, QUESTION EVERYTHING

Name: Fluctu'Act
Location: Amsterdam, Netherlands

It's not the critic who counts;not the person who points out where the strong man stumbled or where the doer of deeds could have done better. The credit belongs to the man who is actually in the arena; who errs and comes short again and again; who knows the great enthusiasms; who at best, knows the triumph of high achievement; and who, at the worst, if he fails, at least fails while daring greatly, so that his place shall never be with those cold and timid souls,who know neither victory nor defeat.

Monday, April 24, 2006

Gabba gabba hey !!!

On ne choisit pas la musique, c'est la musique qui vous choisit. Parmi la multitude de CDs ou de titres que vous écoutez, certains vous laisseront totalement de marbre. Mais un jour, un CD ou un titre va entrer dans votre tête pour ne plus en sortir, jouant en boucle de manière obsessive. Pourtant, vous n'avez pas CHOISI de laisser le titre s'installer dans votre tête. Ce n'est pas une situation volontaire, mais subie. CQFD.
Parfois, cela va plus loin: "Comment j'ai fait pour vivre sans?", jusqu'à devenir une bouée de sauvetage. Se raccrocher à la musique pour ne pas couler. C'est ce que représente un disque des Ramones pour moi.
On m'a offert mes premiers CDs Ramones pour mes 16 ans. Je venais enfin de sortir des ces 4 putains d'années de collège de merde, véritable Highway to Hell. Je me croyais enfin débarasser des cons et surtout des bullies. En ce qui concerne ces derniers, c'était le cas. Par contre, pour les cons...
Bref, disais-je donc avant d'être interrompu par la seule personne dont je puisse tolérer pareil camouflet, c'est à dire moi-même, j'ai donc reçu mes trois premiers albums Ramones pour mes 16 ans: Ramones, Leave Home et Rocket to Russia. Le choc total.
D'un point de vue musical d'abord: la voix de Joey, la guitare de Johnny, la basse de Dee Dee, la batterie de Tommy. Cocktail explosé à la gueule d'ELP, Yes, Genesis et autres groupes de "rock" trouvant "cool" de jouer des morceaux de sept minutes (au hasard The Who avec Who are you? ou bien encore Led Zep' avec Stairway to Heaven) avec solos proportionnels à la taille de leur ego. Avec les Ramones, les chansons se rapprochent du standard en vigueur au début des sixties: 2mn10.
Du point de vue des paroles ensuite. Au collège, j'avais toujours été un outsider (hence the bullies). Même chose au lycée. Still an outsider, minus the bullies. Better than nothing. Arrivent les Ramones. "Gabba gabba hey/We accept you/One of us". Comme le dit si bien Georges Tabb, fan puis roadie: "They gave a lot of people asense of identity. They helped a lot of us kids identify with something and kept us alive. They sang the suicidal lyrics for us so we didn't have to really go and off ourselves. Songs like "Here today, Gone tomorrow", you heard the real pain and lived vicariously through that." Rien à rajouter, tout est dit. J'aurais préférer avoir ces albums (notamment Leave Home et le titre "Now I wanna be a good boy") deux-trois ans plus tôt. Cela m'aurait certainement éviter de faire certaines conneries. Enfin, mieux vaut tard que jamais.
Si vous ne deviez vous acheter qu'un seul album (personne n'est parfait), It's Alive est celui qu'il vous faut. Enregistré à Londres en 1977, da bruddas en live: fast, agressive, straight to the point. Indispensable.

Je sais, ce post était plutôt sérieux. Y'a des jours comme ça...

PS: Désormais, en tête de chaque post, vous pourrz voir le titre de l'album en écoute durant la rédaction du post.

Friday, April 14, 2006

200

Eh oui! Aussi incroyable que cela paraisse, j'ai célébré lundi ma 200ème émission, toutes stations confondues. 200 émissions que je fascine le monde entier par mon génie, de Tours à Glasgow et de Toronto à Wellington. 200 émissions présentées, pendant lesquelles j'ai discuté avec des auditeurs, accueilli des invités, passé des disques et fait l'imbécile.

Tout commença le 27 septembre 2003, avec ma première émission sur RCF. Quelques jours auparavant, j'avais poussé la porte de la station (après me l'être prise dans la gueule dans d'autres radios, mais enfin passons). Après discussion avec le directeur d'antenne, celui-ci me propose l'animation du Téléphone du Dimanche et me propose de revenir le 27 donc. Pas mal comme cadeau d'anniversaire. C'est donc le jour de mes 21 ans que j'ai animé ma première émission, non sans une certaine appréhension. Suivront une trentaine d'émissions. Pas toujours facile (notamment lorsque la mère d'un des détenus crque à l'antenne), mais de bons moments parfois.
Puis votre serviteur s'envola pour l'Ecosse en septembre 2004 et disparut des ondes...pour refaire surface l'année suivante sur Bolt FM, avec le succès qu'on lui connait. Blague à part, Bolt FM a été riche en expérience: première émission en anglais, première émission de trois heures tout seul comme un grand (c'est la même), premier news mag, avec cette capacité à trouver du premier coup d'oeil dans les dépêches d'agences les news insolites sur lesquelles va pouvoir s'exercer ma verve humoristique, éblouissante de facilité. Fin octobre, l'aventure Bolt s'achève, non sans feu d'artifice: un saut à l'élastique en direct.
Mais tel le phoenix des ondes, je suis destiné à renaître sur d'autres fréquences. C'est ainsi qu'à peine deux semaines après la fin de Bolt FM, je commençai à exercer mes talents de DJ sur Royal 1, la radio interne de la Royal Infirmary de Glagow, avec une émission de deux heures, dont le concept de "juke-box devenu fou" me permet de jouer des titres des 50 dernières années, tous styles confondus. Emmision toujours à l'antenne de nos jours.
En janvier 2006, j'intégrai l'équipe de Celtic Connections avec Celtic Music Radio, en tant que technicien dans un premier temps mais rapidement "promu" présentateur/DJ, notamment avec le Weekend Breakfast Show (plutôt ironique pour un non-matinal chronique). D'excellent souvenirs: interviews avec des artistes, fous-rires à l'antenne, présentatrices à tomber (et accessoirement se déconcentrer). D'autres moins bons: les prises de têtes quasi quotidiennes avec le directeur d'antenne, les différents problèmes techniques (dont cette p... de panne de téléphone qui m'a empêché d'avoir Nat en direct à l'antenne). Trois semaines pendant lesquelles je me suis régalé, mais trois semaines absolument épuisantes. Logique: on ne peut pas être au taquet, pied au plancher pendant 15 à 18 heures par jour, pendant 20 jours d'affilée et s'en sortir indemne
La suite de cette incroyable carrière reste encore à écrire: animation ou production? Radio ou podcast? Ici ou ailleurs? L'avenir le dira et votre serviteur n'oubliera pas de vous en faire part sur ce blog.

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