Nouvelle série à succès
Si vous avez aimé la psy pour personnages de contes de fées et les 3 Bonnnes Raisons de Croire Que...et ben moi aussi j'ai bien aimé. Voici donc une nouvelle série: "Les objets auxquels nous n'accordont que trop peu d'attention". Aujourd'hui, le fauteuil de coiffeur.
Je hais le début de la semaine. Après une journée passée à peu près au calme, je vais encore passer toute une semaine à devoir les (sup)porter, elles et leurs débris de cheveux. Elles, ce sont les clientes du salon de coiffure. Ah c’est vrai. Tout à ma mauvaise humeur matinale, j’ai oublié de me présenter. Je suis fauteuil à temps complet dans un salon de coiffure. Si ça se trouve, j’ai peut-être déjà accueilli votre postérieur. Qui sait ?
En sortant de l’usine, je pensais arriver chez un particulier ou dans une entreprise, où on m’aurait sûrement apprécié à ma juste valeur. Et voilà que je me retrouve dans un salon de coiffure. Pourquoi tant de haine ?
Croyez-moi, je n’ai pas du tout une situation enviable. Pensez-donc : je dois supporter toute la journée, sans broncher, un troupeau ininterrompu de rombières plus vraiment fraîches persuadées qu’une nouvelle coiffure les mettra en valeur et évitera à l’avenir toute confusion malencontreuse (et pourtant compréhensible) avec leur caniche. Quand on voit certaines clientes, on se dit qu’une coupe n’est pas suffisante. Il vaudrait mieux faire intervenir une entreprise de BTP…voire les Compagnons du devoir.
Je me souviens d’une cliente en particulier. Je l’ai sentie avant de la voir. A croire qu’elle avait pris une douche aux extraits naturels de Canard WC. Je ne l’ai vue qu’après dans le miroir : le regard con et vide d’un teckel vieillissant et la chevelure à mi-chemin d’une serpillère et d’un abat-jour en poils de fesses de yack. Après un shampoing pour cheveux ultra-gras, la voilà qui pose, ou plutôt écrase, ses fesses sur moi. Ainsi vautrée, elle commence à déblatérer sur tout et n’importe quoi (en fait, surtout n’importe quoi) : les variations du thermomètre, les potins sur ses voisines et connaissances (« Z’avez-vu comme elle a grossi M’ame Bichard ? »), le journal de Jean-Pierre Pernaut ( après lequel elle se croit bien informée, c’est dire…), sans oublier bien sûr les commentaires que lui inspirent les articles sur les célébrités (ou qui du moins se croient/qu’elle considère comme telles) lus dans la presse caniveau dont quelques exemplaires sont à disposition. Et comme si ça ne suffisait pas, l’air de rien, elle se met à lâcher un petit pet furtif et silencieux dont j’absorbe l’odeur nauséabonde.
Enfin, s’il n’y avait qu’elle…Aïe ! Mais fais attention avec ton balai ! Elle est mal réveillée ce matin, la patronne. Y’a pas que moi, ça me rassure. Déjà une cliente ? Non mais je rêve ! C’est la pétomane ! Je hais le début de la semaine !
Je hais le début de la semaine. Après une journée passée à peu près au calme, je vais encore passer toute une semaine à devoir les (sup)porter, elles et leurs débris de cheveux. Elles, ce sont les clientes du salon de coiffure. Ah c’est vrai. Tout à ma mauvaise humeur matinale, j’ai oublié de me présenter. Je suis fauteuil à temps complet dans un salon de coiffure. Si ça se trouve, j’ai peut-être déjà accueilli votre postérieur. Qui sait ?
En sortant de l’usine, je pensais arriver chez un particulier ou dans une entreprise, où on m’aurait sûrement apprécié à ma juste valeur. Et voilà que je me retrouve dans un salon de coiffure. Pourquoi tant de haine ?
Croyez-moi, je n’ai pas du tout une situation enviable. Pensez-donc : je dois supporter toute la journée, sans broncher, un troupeau ininterrompu de rombières plus vraiment fraîches persuadées qu’une nouvelle coiffure les mettra en valeur et évitera à l’avenir toute confusion malencontreuse (et pourtant compréhensible) avec leur caniche. Quand on voit certaines clientes, on se dit qu’une coupe n’est pas suffisante. Il vaudrait mieux faire intervenir une entreprise de BTP…voire les Compagnons du devoir.
Je me souviens d’une cliente en particulier. Je l’ai sentie avant de la voir. A croire qu’elle avait pris une douche aux extraits naturels de Canard WC. Je ne l’ai vue qu’après dans le miroir : le regard con et vide d’un teckel vieillissant et la chevelure à mi-chemin d’une serpillère et d’un abat-jour en poils de fesses de yack. Après un shampoing pour cheveux ultra-gras, la voilà qui pose, ou plutôt écrase, ses fesses sur moi. Ainsi vautrée, elle commence à déblatérer sur tout et n’importe quoi (en fait, surtout n’importe quoi) : les variations du thermomètre, les potins sur ses voisines et connaissances (« Z’avez-vu comme elle a grossi M’ame Bichard ? »), le journal de Jean-Pierre Pernaut ( après lequel elle se croit bien informée, c’est dire…), sans oublier bien sûr les commentaires que lui inspirent les articles sur les célébrités (ou qui du moins se croient/qu’elle considère comme telles) lus dans la presse caniveau dont quelques exemplaires sont à disposition. Et comme si ça ne suffisait pas, l’air de rien, elle se met à lâcher un petit pet furtif et silencieux dont j’absorbe l’odeur nauséabonde.
Enfin, s’il n’y avait qu’elle…Aïe ! Mais fais attention avec ton balai ! Elle est mal réveillée ce matin, la patronne. Y’a pas que moi, ça me rassure. Déjà une cliente ? Non mais je rêve ! C’est la pétomane ! Je hais le début de la semaine !