La vie, c'est pas des corn flakes

ASSUME NOTHING, QUESTION EVERYTHING

Name: Fluctu'Act
Location: Amsterdam, Netherlands

It's not the critic who counts;not the person who points out where the strong man stumbled or where the doer of deeds could have done better. The credit belongs to the man who is actually in the arena; who errs and comes short again and again; who knows the great enthusiasms; who at best, knows the triumph of high achievement; and who, at the worst, if he fails, at least fails while daring greatly, so that his place shall never be with those cold and timid souls,who know neither victory nor defeat.

Tuesday, January 23, 2007

Les 5 CQVNCPSM

Allons-y dans la joie et la bonne humeur. Voici donc 5 Choses Que Vous
Ne Connaissez Pas Sur Moi.

1. J'ai disputé une partie d'échecs avec un champion de France il y a
une dizaine d'années.

2. J'ai tenu un bébé alligator dans mes bras lors d'un voyage en Floride.

3. Je me suis déja réveillé dans un autre lit que le mien sans savoir
le nom de la fille allongée à côté de moi.

4. Je me suis fait plus d'amis lors de mes deux premiers mois à
Glasgow que pendant mes quatre années tourangelles.

5. Je me plus européen que français. Et puis, entre " L' Hymne à la
joie" et "La Marseillaise", le choix est vite fait.

Wednesday, January 17, 2007

J’irai m’incruster chez vous

La semaine dernière, j’ai regardé « J’irai dormir chez vous » sur France 5. Le principe de l’émission: Antoine de Maximy, que nous appellerons Toto vu son niveau, voyage dans un pays sans préparer son itinéraire, en comptant sur les locaux pour l’héberger et le nourrir pour pas un rond.
Samedi dernier donc, Toto allait au Royaume-Uni. J’étais persuadé que Toto allait dire pas mal de conneries pendant l’émission. Ça n’a pas loupé.
Première étape de son périple : London. Première réflexion de Toto sur la météo : « il fait froid, il pleut, c’est un peu difficile.» Personne ne l’a forcé à tourner en Février, non plus. On dirait un touriste débile bourré de préjugés crétins. Son but : « Rencontrer des gens, allez chez eux, dormir chez eux bien sûr. » Bien sûr.
Il veut trouver, dit-il, « de vrais Anglais ». Et pour cela, où va-t-il ? Covent Garden, c’est-à-dire le quartier le plus touristique de London. Logique. Le lendemain (il ne dit pas où il a passé la nuit), il se trouve sur London Bridge, un pont qui permet aux piétons de passer de Southwark à la City. Autrement dit, à l’heure de pointe matinale, un troupeau d’employés de bureau se presse vers le cœur financier de London. Bref, pas du tout l’endroit idéal pour lier connaissance avec qui que ce soit. Imaginez dans les gares parisiennes les banlieusards sortant de leurs trains ou RER pour s’engouffrer dans le métro et vous avez une idée du spectacle sur ce pont. Il finira, plus tard dans la journée, par trouver une famille chez qui s’incruster pour dîner.
Deuxième étape : Le Pays de Galles. On peut le voir dans sa voiture de location. Il s’arrête au milieu de nulle part. Pas l’ombre d’une trace d’une habitation quelconque. Pas même un mouton. Nulle part de chez nulle part. Il descend de sa voiture. On peut le voir dans un champ, les poings sur les hanches : « Difficile de trouver des gens. C’est pas fun fun fun. Pas grand-chose à voir. » Evidemment Toto, t’es au milieu de nulle part, patate !!! Il arrive finalement dans un petit village gallois. Gare sa voiture et descend. Il ne se gêne pas pour regarder de la fenêtre vers l’intérieur des maisons, ce qui est d’une grossièreté totale mais enfin passons. Il arrive enfin dans un pub, il discute avec un gallois auquel il pose l’une des questions les plus débiles : « C’est quoi le problème avec les Anglais ? » Oh pas grand-chose mon Toto : que le Pays de Galles soit sous la tutelle de Westminster, que la langue galloise ait failli disparaître…A part ça aucun problème.
Troisième étape : Liverpool. Et là, Toto nous prouve (si besoin est) qu’il est un peu crétin : il se promène, dans le quartier des pubs, à l’heure de la fermeture, avec tout son équipement professionnel sur lui, et s’étonne que des videurs à l’extérieur des pubs, luidemande d’être prudent. Ce mec est inconscient.
Enfin l’étape que j’attendais : il arrive en Ecosse. Je jubile d’avance !!! Il arrive à Thurso, sur la côte nord de l’Ecosse. Il commence par une réflexion d’abruti sur la météo (« Je ne m’attendais pas à ce ciel bleu »), puis fait sa déclaration d’intention : « je vais rencontrer la vrai Ecosse ». Good for you buddy. Il commence par emmerder des ouvriers en train de re-goudronner une route après des travaux d’égouts, avant de se rendre à John O’Groats, où se rencontrent Océan Atlantique et Mer du Nord. Il se rend dans un pub. Deux clients sont accoudés au bar, dans un certain état d’ébriété avancé. Ou plutôt dans un état d’ébriété certain. Première question débile : « Vous habitez ici ? » Nan connard ils se sont tapés 50 bornes en bagnole pour venir. Deuxième question débile : « Vous avez une jupe…euh…un kilt ? » On frôle le stéréotype débile. T’as un béret et une baguette sous le bras, Toto ? En repartant, il repère, sur la route, une maison avec l’une de ses façades recouverte d’une peinture vaguement new age. IL va frapper à la porte et est accueilli par d’anciens hippies ayant tenu une boutique new age. Typiquement écossais, non ? Surtout qu’ils sont anglais, du Yorkshire. Enfin bref. « La vrai Ecosse » ? Crétin, va.
Conclusion de Toto : J’ai bien aimé ce voyage, j’ai bien parlé avec les anglais. » Deux possibilités : Soit Toto considère que les gallois et les écossais sentent le pâté, soit il considère que les gallois et les écossais sont anglais. Crétin, va.
Dernier point : le titre de l’émission indiquait « Royaume-Uni ». Or, Pays de Galles + Ecosse + Angleterre = Grande Bretagne, pas Royaume-Uni. Plutôt ironique que la géographie ne soit pas la qualité principale d’une émission de voyage.

Saturday, January 06, 2007

J'emmerde le Dakar !

Et c'est reparti!

Comme chaque année à la même époque, des Occidentaux désoeuvrés se servent de l'Afrique comme d'un bac à sable géant. Plus de 8000 kms parcourus sur des pistes défoncées, forcément, ça ne se fait pas sans casse. Si cela se limite à de la casse matérielle, bien fait pour leur gueule. Personne ne les force à rouler comme des cons sur des pistes rocailleuses.

Le problème surgit lorsque la course fait des victimes, 49 depuis la création de l'épreuve: 31 concurrents (ou cons roulant), sept journalistes, et plus grave, neuf enfants et deux mères de famille. "En Afrique, on arrive dans des endroits où il n'y a rien et où les gens sortent de nulle part" dixit Roger Kalmanovitz, responsable de la sécurité en 2006. C'est vrai, c'est quoi ces gens qui se jettent sans raison sous les véhicules? Après tout, ce n'est qu'une question de point de vue. Comme l'a déclaré Luc Alphand, roi des cons de la dernière édition: "On n'a pas du tout la même vision des choses. Vous de là-haut avec un gros titre "le Dakar tue", et moi, qui sors de ma bagnole, où on s'est défoncé à faire 800 bornes.[...] Alors oui, je le dis, je suis heureux d'avoir gagné cette course. Même s'il faut avoir une pensée pour tout ce qui s'est passé, ça ne va pas gâcher ce que je ressens, ni ce que j'ai accompli." Une pensée, pas plus. C'est vrai, merde quoi. On ne va pas chialer pour si peu. Blague à part, je vous le demande en votre putain d'âme de bordel de conscience, pourquoi les organisateurs s'entêtent-ils à faire passer le tracé à travers des villages?
Mali: 8.86 hab/km2
Mauritanie: 2.51 hab/km2
C'est vrai, rendons-nous à l'évidence: difficile d'éviter un village avec de telles densités.
Dernier point: le revitaillement de tous les véhicules engloutira près d' 1.5 millions de litres de carburants. Gros cons de pollueurs!

Pour plus d'infos, Charlie Hebdo #759 pages 2 et 3.

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