Une main devant et une main derrière
Sarkozy, mot "compte triple". Non seulement, il a réussi à accéder à la fonction suprême, mais il a également permis à la droite de se décomplexer ("Je suis de droite et je vous emmerde" en somme) et a mis la gauche et le centre dans la merde.
Commençons par le centre. Sarko a fait imploser l'UDF. D'un côté, Bayrou et son Modem tout nouveau tout mou. Bien qu'il revendique environ 50 000 demandes d'adhésion, Bayrou semble un peu solitaire. Parmi les parlementaires UDF, Santini et surtout Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale l'ont abandonné pour Sarko. En parlant du groupe parlementaire: Bayrou peut faire une croix dessus. Il pourra bénéficer de quelques accords de second tour avec le PS, mais avec à peine une quinzaine de ces alliances, le Modem risque de ne pas peser lourd à l'Assemblée.
Passons à la gauche. C'est quasi officiel: Kouchner s'installera bientôt au Quai d'Orsay. Un personnalité de gauche à l'un des ministères clés. Est-ce une trahison, comme le clament certains éléphants? Tout dépend de la liberté d'action que Sarko et Fillon vont lui laisser. Au PS, on oscille entre réglements de compte et semblant d'union pour les législatives en attendant d'éventuelles assises en vue d'une rénovation du parti. Comme le résume Jean-Luc Mélenchon: "Le silence serait étouffant, le débat serait déchirant. Entre les deux, va trouver ta voie.
Côté PRG, son président, Jean-Michel Baylet, s'est prononcé en faveur d'une alliance avec le Parti Radical de droite, en déclarant "L'union de la gauche n'a plus d'actualité." Ce qui n'a pas manqué d'énerver six députés sur neuf et plusieurs présidents de fédérations. Baylet s'est-il positionné ainsi pour sauver son siège de sénateur du Tarn-et-Garonne (département dans lequel 53% des électeurs ont voté Sarko) ou bien veut-il créer un grand parti, rassemblant radicaux de gauche et de droite? Si oui, le parti ainsi créé serait une ratatouille ingérable. Autre interrogation à l'intérieur du PRG: quelle sera la réaction du PS? Les accords seront-ils maintenus ou bien le PS se vengera-t-il de la sortie de Baylet?
Conclusion: non seulement Sarkozy aura fait de l'UMP le premier parti de France, mais il aura également réduit (provisoirement?) l'opposition à peau de chagrin.
Commençons par le centre. Sarko a fait imploser l'UDF. D'un côté, Bayrou et son Modem tout nouveau tout mou. Bien qu'il revendique environ 50 000 demandes d'adhésion, Bayrou semble un peu solitaire. Parmi les parlementaires UDF, Santini et surtout Hervé Morin, président du groupe UDF à l'Assemblée Nationale l'ont abandonné pour Sarko. En parlant du groupe parlementaire: Bayrou peut faire une croix dessus. Il pourra bénéficer de quelques accords de second tour avec le PS, mais avec à peine une quinzaine de ces alliances, le Modem risque de ne pas peser lourd à l'Assemblée.
Passons à la gauche. C'est quasi officiel: Kouchner s'installera bientôt au Quai d'Orsay. Un personnalité de gauche à l'un des ministères clés. Est-ce une trahison, comme le clament certains éléphants? Tout dépend de la liberté d'action que Sarko et Fillon vont lui laisser. Au PS, on oscille entre réglements de compte et semblant d'union pour les législatives en attendant d'éventuelles assises en vue d'une rénovation du parti. Comme le résume Jean-Luc Mélenchon: "Le silence serait étouffant, le débat serait déchirant. Entre les deux, va trouver ta voie.
Côté PRG, son président, Jean-Michel Baylet, s'est prononcé en faveur d'une alliance avec le Parti Radical de droite, en déclarant "L'union de la gauche n'a plus d'actualité." Ce qui n'a pas manqué d'énerver six députés sur neuf et plusieurs présidents de fédérations. Baylet s'est-il positionné ainsi pour sauver son siège de sénateur du Tarn-et-Garonne (département dans lequel 53% des électeurs ont voté Sarko) ou bien veut-il créer un grand parti, rassemblant radicaux de gauche et de droite? Si oui, le parti ainsi créé serait une ratatouille ingérable. Autre interrogation à l'intérieur du PRG: quelle sera la réaction du PS? Les accords seront-ils maintenus ou bien le PS se vengera-t-il de la sortie de Baylet?
Conclusion: non seulement Sarkozy aura fait de l'UMP le premier parti de France, mais il aura également réduit (provisoirement?) l'opposition à peau de chagrin.